Continuons dans la culture frontalière franco-suisse de la région, dans l'esprit d'un ancien double-article d'un blogueur d'antan...
Dans le Pays de Gex bardé de montagnes, on ne capte pas les grandes radios nationales françaises (RTL, Europe 1, RMC, etc.) en dehors de France Inter et France Info sur la bande FM. En guise d'intégration et d'intérêt culturel, je me suis quasi-immédiatement mis à écouter RSR-1ère, soit la Radio Suisse Romande dans ma voiture. Mon radio-réveil en revanche est calé sur WRS, World Radio Switzerland, une espèce de déclinaison de la BBC pour les anglophones exilés par ici (et ils sont nombreux).
Tous les matins et tous les soirs ou presque, c'est donc la radio suisse romande que j'écoute et qui m'a permis de familiariser avec l'accent, les intérêts et les moeurs des francophones de la Suisse. Je me suis aussi rendu compte de l'influence notoire de la France (sa télévision, ses pratiques politiques, etc.) sur cette communauté, mais aussi de ses dérives et de la perception qu'on en a vue avec un peu de recul. Ca a souvent conforté mes points de vue critiques...
Mais l'intérêt majeur consiste quand même à petit à petit construire le puzzle de la fresque de l'environnement dans lequel je suis arrivé il y a 10 semaines maintenant.
En complément, et grâce à la "fracture Internet" que j'ai subie entre janvier et février, j'ai beaucoup regarder la TNT Suisse, 4 chaînes choisies méthodiquement dans toute la Suisse et au-delà des zones frontalières: Il faut noter que dans le Pys de Gex, il n'y a pas encore de chaînes numériques terrestres françaises...
Ces 4 chaînes suisses sont TSR1, TSR2, SF1 (suisse allémanique) et TSI1 (suisse italienne). J'ai d'ailleurs prêté une attention particulières aux 2 dernières, pour comprendre leur points de vue, et m'adapter à la langue. Il est d'ailleurs intéressant de noter que les suisses allemands se font un malin plaisir à ne pas parler le "Hochdeutsch", mais selon leur origine d'adapter les textes allemands en dialecte "Schwitzerdütsch". C'est assez étonnant quand un animateur lit un texte en allemand...
Bref, je recommande ce type d'approche pour s'intéresser au pays qui nous entourent, et encore plus pour ceux qui nous nourrissent ou nous hébergent.
Ciao
+
Passer de la France à la Suisse, changer de boulot et de région, trouver un logement puis de nouveaux collègues, se faire de nouveaux amis, s'adapter à un nouvel environnement, ... voilà que se trouve documenté autant que possible un véritable projet de changement à échelle humaine !
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dimanche 14 mars 2010
dimanche 7 mars 2010
Prévoyance, 3 piliers suisses
Petit éclairage de mon point de vue sur les 3 piliers dont on parle en Suisse...
Dans cet article de janvier, j'avais évoqué le choix d'une assurance maladie privée française pour compenser l'éviction des frontaliers suisses du système de santé français (hors possibilité de CMU); voyons aujourd'hui le cas des caisses de prévoyance et comment cela s'applique.
Par les charges versées à partir du salaire brut, pour un frontalier suisse la prévoyance est prise en charge par le système helvétique. On parle ainsi d'un "système des trois piliers", sur lequel repose la prévoyance vieillesse, survivants et invalidité en Suisse. En gros, il s'appuie sur 3 principes :
- l'assurance vieillesse (appelée AVS), qui permet de couvrir les besoins vitaux après la retraite ainsi que l'invalidité
- la prévoyance professionnelle qui permet un complément aux assurés après la retraite
- La prévoyance individuelle, basée sur l'épargne volontaire effectuée à titre privé, pour les besoins complémentaires.
A titre personnel, et conformément à mon contrat de travail dans le canton de Genève, 5,05% de mon salaire brut est prelevé au titre de l'AVS. Le fonds de pension de ma société prévoit en sus, qu'environ 7 à 11 % du salaire brut soit prélevé pour la prévovance professionnelle. La somme épargnée n'est disponible qu'à 65 ans, sauf si on quitte la Suisse.
Les banques suisses proposent quant à elles différentes formules pour épargner en vue du 3e pilier, afin deonc de bénéficier d'une épargne complémentaire pour assurer loisir et grosses dépenses une fois la retraite arrivée. Ici, rien d'obligatoire; mais comme partout en Europe occidentale on est incité.
Toutefois en Suisse le système ne donne pas trop d'illusions... et pourtant, on en débat régulièrement y compris dans des votations très récentes !
Ciao
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Dans cet article de janvier, j'avais évoqué le choix d'une assurance maladie privée française pour compenser l'éviction des frontaliers suisses du système de santé français (hors possibilité de CMU); voyons aujourd'hui le cas des caisses de prévoyance et comment cela s'applique.
Par les charges versées à partir du salaire brut, pour un frontalier suisse la prévoyance est prise en charge par le système helvétique. On parle ainsi d'un "système des trois piliers", sur lequel repose la prévoyance vieillesse, survivants et invalidité en Suisse. En gros, il s'appuie sur 3 principes :
- l'assurance vieillesse (appelée AVS), qui permet de couvrir les besoins vitaux après la retraite ainsi que l'invalidité
- la prévoyance professionnelle qui permet un complément aux assurés après la retraite
- La prévoyance individuelle, basée sur l'épargne volontaire effectuée à titre privé, pour les besoins complémentaires.
A titre personnel, et conformément à mon contrat de travail dans le canton de Genève, 5,05% de mon salaire brut est prelevé au titre de l'AVS. Le fonds de pension de ma société prévoit en sus, qu'environ 7 à 11 % du salaire brut soit prélevé pour la prévovance professionnelle. La somme épargnée n'est disponible qu'à 65 ans, sauf si on quitte la Suisse.
Les banques suisses proposent quant à elles différentes formules pour épargner en vue du 3e pilier, afin deonc de bénéficier d'une épargne complémentaire pour assurer loisir et grosses dépenses une fois la retraite arrivée. Ici, rien d'obligatoire; mais comme partout en Europe occidentale on est incité.
Toutefois en Suisse le système ne donne pas trop d'illusions... et pourtant, on en débat régulièrement y compris dans des votations très récentes !
Ciao
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lundi 1 mars 2010
1er retour à Alsting
Frontalier, je le suis aussi ailleurs...
Depuis le week-end qui a suivi Noël, je n’étais pas revenu à Alsting – peut-être bien la plus longue période en dehors de village lorrain pour ce qui me concerne. A ces 2 jours et demi de fin février, j’ai adjoint mon premier jour de congés après 2 mois de travail, qui donnent le rythme cadencé « à la suisse » de cette nouvelle aventure.
Autre chose historique, cette tempête qui marque le 28 février dans le village frontalier lorrain et occasionne une coupure de courant assez générale qui prit le village, ce dimanche avant midi et pour de longues, très longues heures. S’en suit une veillée à la bougie, comme une continuité de Noël, sans neige (toute fondue) mais toujours en hiver, et comme si je n’étais parti qu’il y a 2 jours.
Ces retours en terre natale, réguliers et pourtant espacés, rythment mes 15 dernières années ; celles qui correspondent à mon exode à travers le Nord de la France, et maintenant son (grand) Sud-Est. Lorsque je reviens, je vois des choses qui changent, des gens et des maisons qui grandissent, des magasins qui s’ouvrent, et d’autres choses qui disparaissent.
Ce lundi, de retour dans l’Ain, je ne verrai probablement pas de différence, ces tous petits progrès des chantiers, des arbres, et des gens qui poussent…
Ciao
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Depuis le week-end qui a suivi Noël, je n’étais pas revenu à Alsting – peut-être bien la plus longue période en dehors de village lorrain pour ce qui me concerne. A ces 2 jours et demi de fin février, j’ai adjoint mon premier jour de congés après 2 mois de travail, qui donnent le rythme cadencé « à la suisse » de cette nouvelle aventure.
Autre chose historique, cette tempête qui marque le 28 février dans le village frontalier lorrain et occasionne une coupure de courant assez générale qui prit le village, ce dimanche avant midi et pour de longues, très longues heures. S’en suit une veillée à la bougie, comme une continuité de Noël, sans neige (toute fondue) mais toujours en hiver, et comme si je n’étais parti qu’il y a 2 jours.
Ces retours en terre natale, réguliers et pourtant espacés, rythment mes 15 dernières années ; celles qui correspondent à mon exode à travers le Nord de la France, et maintenant son (grand) Sud-Est. Lorsque je reviens, je vois des choses qui changent, des gens et des maisons qui grandissent, des magasins qui s’ouvrent, et d’autres choses qui disparaissent.
Ce lundi, de retour dans l’Ain, je ne verrai probablement pas de différence, ces tous petits progrès des chantiers, des arbres, et des gens qui poussent…
Ciao
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dimanche 21 février 2010
En piste
Le week-end du frontalier suisse se passe souvent sur les hauteurs du Jura. il y rencontre les locaux, les suisses voisins, mais aussi une ribambelle de visiteurs de toutes nationalités...
C'est "en piste", je veux dire sur les pistes de ski du Mont Jura, station du crozet-Lélex, que j'ai pris les 2 photos ci-dessous. Assez emblématiques, elles montrent la chaîne des Alpes qu'on voit depuis les hauteurs du Sud du Jura, mais aussi, en plan intermédiaire, la plaine genevoise et lacustre qui accueille la "capitale internationale", et accessoirement le Pays de Gex.
A bientôt pour d'autres photos de la région.
Ciao
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C'est "en piste", je veux dire sur les pistes de ski du Mont Jura, station du crozet-Lélex, que j'ai pris les 2 photos ci-dessous. Assez emblématiques, elles montrent la chaîne des Alpes qu'on voit depuis les hauteurs du Sud du Jura, mais aussi, en plan intermédiaire, la plaine genevoise et lacustre qui accueille la "capitale internationale", et accessoirement le Pays de Gex.
En bleu et blanc, j'oublierai ma peur... depuis la piste qui descend vers les télécabines du Crozet. En face, la vallée et la plaine entre le Jura et les Alpes qui héberge le Léman, Genève et tout ce qui leur tourne autour !
Le roi Mont Blanc trône loin au-dessus de premières lignes alpines de la Haute Savoie. Au 2e plan, la plaine genevoise et le Lac Léman.
A bientôt pour d'autres photos de la région.
Ciao
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vendredi 5 février 2010
La vie du frontalier (1)
Commençons une série culturelle...
N’ayant toujours pas accès à Internet depuis mon appartement (et je peux ouvrir un nouveau blog sur cette histoire, tant l'imbroglio est énorme), l’autre soir, alors qu’il n’y avait rien de passionnant sur les 6+4 chaînes captées à Ferney, j’ai découvert par hasard une des dernières émissions que j’avais enregistrée sur cassette VHS – probablement en 2007.
Elle s’appelle « Lorraine, cœur brisé ». On en trouve quelques traces sur le web. On y parle notamment de ces hordes de français la frontière luxembourgeoise et qui désertent Longwy, appelée « Longwy la rouge », en raison des luttes syndicales qui y ont été d’une rare dureté et on conduit au résultat flagrant : plus d’industrie en France, des services au Luxembourg.
De façon un peu différentes, le schéma s’applique aussi un peu aux frontières belges, allemandes et suisses que je connais maintenant toutes un petit peu : Au-delà de l’aspect politico-économique (et pourtant il y aurait à dire), c’est plus cette danse sociale et culturelle dans laquelle des dizaines de milliers de français ou habitants des régions frontalières s’activent matins et soirs qui m’intéresse : Tous les matins, me voilà passer 2 bornes frontières comme elles n’existent plus ailleurs en France, certes souvent délaissées des douaniers mais bel et bien matérialisées en tant que telles, avec des procédure tutti quanti et des aspects légaux non négligeables…
Ici on ne franchit pas la frontière sans une bonne raison, même si l’intégration récente de la Suisse dans l'espace Schengen a changé légèrement (j’ose dire) les choses ; si je n’ai rien à déclarer, en théorie, le douanier suisse ne me demandera rien. J’ai un permis de travail frontalier que je peux toujours lui montrer à défaut de la petite pancarte verte accrochée au rétroviseur intérieur que beaucoup arborent : « Rien à déclarer ». J’ai aussi une plaque locale désormais, ce qui de fait devrait m’éviter trop de questions prochainement. Le fait est qu’on ne m’a pas encore arrêté par ici.
Alors ce balai quotidien de français qui se déplacent vers les sociétés suisses, a toutefois un volet de contrepartie assez étonnant, en particulier aux alentours de la très internationale cité de Genève. Les habitants de la région « raffolent » des supermarchés français !
Bon, les choses sont un peu plus terre-à-terre en fait : les denrées alimentaires et quelques autres sont meilleur marché en France ; et encore, elles me semblent un peu plus chères ici que dans l’Oise ou la Somme.
Je vais donc aller rejoindre les cohortes très internationales de consommateurs au Carrefour de Ferney pour quelques emplettes, et attendre que de jours meilleurs pour l’emploi en France et les prix en Suisse viennent bouleverser ce petit équilibre. A la prochaine.
Ciao
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N’ayant toujours pas accès à Internet depuis mon appartement (et je peux ouvrir un nouveau blog sur cette histoire, tant l'imbroglio est énorme), l’autre soir, alors qu’il n’y avait rien de passionnant sur les 6+4 chaînes captées à Ferney, j’ai découvert par hasard une des dernières émissions que j’avais enregistrée sur cassette VHS – probablement en 2007.
Elle s’appelle « Lorraine, cœur brisé ». On en trouve quelques traces sur le web. On y parle notamment de ces hordes de français la frontière luxembourgeoise et qui désertent Longwy, appelée « Longwy la rouge », en raison des luttes syndicales qui y ont été d’une rare dureté et on conduit au résultat flagrant : plus d’industrie en France, des services au Luxembourg.
De façon un peu différentes, le schéma s’applique aussi un peu aux frontières belges, allemandes et suisses que je connais maintenant toutes un petit peu : Au-delà de l’aspect politico-économique (et pourtant il y aurait à dire), c’est plus cette danse sociale et culturelle dans laquelle des dizaines de milliers de français ou habitants des régions frontalières s’activent matins et soirs qui m’intéresse : Tous les matins, me voilà passer 2 bornes frontières comme elles n’existent plus ailleurs en France, certes souvent délaissées des douaniers mais bel et bien matérialisées en tant que telles, avec des procédure tutti quanti et des aspects légaux non négligeables…
Ici on ne franchit pas la frontière sans une bonne raison, même si l’intégration récente de la Suisse dans l'espace Schengen a changé légèrement (j’ose dire) les choses ; si je n’ai rien à déclarer, en théorie, le douanier suisse ne me demandera rien. J’ai un permis de travail frontalier que je peux toujours lui montrer à défaut de la petite pancarte verte accrochée au rétroviseur intérieur que beaucoup arborent : « Rien à déclarer ». J’ai aussi une plaque locale désormais, ce qui de fait devrait m’éviter trop de questions prochainement. Le fait est qu’on ne m’a pas encore arrêté par ici.
Alors ce balai quotidien de français qui se déplacent vers les sociétés suisses, a toutefois un volet de contrepartie assez étonnant, en particulier aux alentours de la très internationale cité de Genève. Les habitants de la région « raffolent » des supermarchés français !
Bon, les choses sont un peu plus terre-à-terre en fait : les denrées alimentaires et quelques autres sont meilleur marché en France ; et encore, elles me semblent un peu plus chères ici que dans l’Oise ou la Somme.
Je vais donc aller rejoindre les cohortes très internationales de consommateurs au Carrefour de Ferney pour quelques emplettes, et attendre que de jours meilleurs pour l’emploi en France et les prix en Suisse viennent bouleverser ce petit équilibre. A la prochaine.
Ciao
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vendredi 29 janvier 2010
4e semaine de... changement !
Toujours pas de connexion Internet, mais la ferme volonté de continuer le projet de blog.
FRACTURE NUMERIQUE et PETITS CHANGEMENTS
Si ce n'est pas facile de maintenir le rythme initialement souhaité, ce n'est pas seulement à cause de l'handicap de la fracture de l'Internet que je vis intensément depuis 1 mois (et j'en veux à Free mon FAI), mais aussi à cause de tous ces petits changements du quotidien qui font de ce projet un challenge, un défi.
Ah la bonne gestion du changement (le système D ?) est des plus utiles dans ces situations !
UN SYMBOLE : L'ADAPTATION AU CLAVIER SUISSE
Les petites choses s'avèrent parfois être les plus incommodantes : par exemple, le fait de devoir travailler sur un clavier suisse la journée et de switcher sur un clavier français le soir perturbe beaucoup le fonctionnement naturel. Des enfants s'adapteraient certainement étonnemment vite, mais pour des adultes conditionnés de 20 ans de clavier AZERTY, c'est difficile. Les collègues me conseillent de changer de clavier à la maison... Tout ça peut sonner un peu accessoire, mais c'est tellement symbolique d'ensemble de choses !
PLEINS DE PETITS CHANGEMENTS = GROS CHANGEMENT
Dans la même veine, les règlementations différentes de vitesse sur route, les "septantes"-"huitantes"-"nonantes", les milliers séparés de guillemets, l'approche heuristique plutôt que théorique puis pratique, le changement constant de langues au travail, les soucis administratifs se mêlant aux horaires de province mais de petite contrée gâtée et à ceux flexibles du travail internationalo-helvète, l'ensemble fait de ce changement une étape bien difficile à gérer. Heureusement, en Suisse on essaie apparemment de ce donner du temps, le temps de l'intégration, le temps du progrès, parce qu'un choix est un choix.
LE CAS DE L'ASSURANCE MALADIE
Le régime de frontalier veut également que l'on s'attarde sur la mise en place de l'assurance maladie. L'obligation du frontalier franco-suisse consiste à devoir opter ou non pour le dénommé "droit d'option" qui consiste à choisir définitivement entre une assurance maladie sur le régime suisse (LAMal) et le régime français; celui-ci se décomposant en CMU de la Sécurité Sociale française (faible couverture et bon marché) contre assurance privée (ou malgré la concurrence on sent bien que chacun veut sa part du gâteau). Dans les 60 jours, le frontalier doit donc choisir et j'ai moi-même ainsi rapidement écarté le régime suisse (très cher) et la CMU (mauvaise couverture) pour mettre en concurrence 5 assurances et les différentes options qu'elles me proposaient.
LE CHOIX DES PARTENARIATS
Mon cas personnel était caractéristique puisqu'en bonne santé générale, je cherchais une bonne couverture pour l'optique (verres et lentilles) et le dentaire, et un remboursement des plus complets pour tous les petits soins classiques. Sans oublier le cas des hospitalisations éventuelles (les pentes de ski font des victimes), pour ne pas devoir écarter la possibilité d'être bien soigné dans les Cantons de Genève ou de Vaud qui offrent les meilleures conditions de la Région.
Les 5 assurances en course étaient : Allianz (proposée par mon entreprise), MMA (suggérée par un collègue), Alptis (mutuelle trouvée sur Internet), MAAF-APRIL (également présente à Ferney) et le Crédit Mutuel; j'ai sélectionné ce dernier après comparaison minutieuse des formules et dans soucis de nouer un nouveau partenariat local mettant également dans la balance des évolutions de formules et de potentiels changements d'autres assurances (habitation, automobile). Plus de 120 euros par mois et le prix que j'ai choisi de mettre, sous le dilemme des choix entre le souhait de la santé et l'enventualité d'un malheur.
Arrêtons-nous là pour l'instant avant prochainement d'aborder d'autres changements, peut-être plus agréables...
Ciao
+
FRACTURE NUMERIQUE et PETITS CHANGEMENTS
Si ce n'est pas facile de maintenir le rythme initialement souhaité, ce n'est pas seulement à cause de l'handicap de la fracture de l'Internet que je vis intensément depuis 1 mois (et j'en veux à Free mon FAI), mais aussi à cause de tous ces petits changements du quotidien qui font de ce projet un challenge, un défi.
Ah la bonne gestion du changement (le système D ?) est des plus utiles dans ces situations !
UN SYMBOLE : L'ADAPTATION AU CLAVIER SUISSE
Les petites choses s'avèrent parfois être les plus incommodantes : par exemple, le fait de devoir travailler sur un clavier suisse la journée et de switcher sur un clavier français le soir perturbe beaucoup le fonctionnement naturel. Des enfants s'adapteraient certainement étonnemment vite, mais pour des adultes conditionnés de 20 ans de clavier AZERTY, c'est difficile. Les collègues me conseillent de changer de clavier à la maison... Tout ça peut sonner un peu accessoire, mais c'est tellement symbolique d'ensemble de choses !
PLEINS DE PETITS CHANGEMENTS = GROS CHANGEMENT
Dans la même veine, les règlementations différentes de vitesse sur route, les "septantes"-"huitantes"-"nonantes", les milliers séparés de guillemets, l'approche heuristique plutôt que théorique puis pratique, le changement constant de langues au travail, les soucis administratifs se mêlant aux horaires de province mais de petite contrée gâtée et à ceux flexibles du travail internationalo-helvète, l'ensemble fait de ce changement une étape bien difficile à gérer. Heureusement, en Suisse on essaie apparemment de ce donner du temps, le temps de l'intégration, le temps du progrès, parce qu'un choix est un choix.
LE CAS DE L'ASSURANCE MALADIE
Le régime de frontalier veut également que l'on s'attarde sur la mise en place de l'assurance maladie. L'obligation du frontalier franco-suisse consiste à devoir opter ou non pour le dénommé "droit d'option" qui consiste à choisir définitivement entre une assurance maladie sur le régime suisse (LAMal) et le régime français; celui-ci se décomposant en CMU de la Sécurité Sociale française (faible couverture et bon marché) contre assurance privée (ou malgré la concurrence on sent bien que chacun veut sa part du gâteau). Dans les 60 jours, le frontalier doit donc choisir et j'ai moi-même ainsi rapidement écarté le régime suisse (très cher) et la CMU (mauvaise couverture) pour mettre en concurrence 5 assurances et les différentes options qu'elles me proposaient.
LE CHOIX DES PARTENARIATS
Mon cas personnel était caractéristique puisqu'en bonne santé générale, je cherchais une bonne couverture pour l'optique (verres et lentilles) et le dentaire, et un remboursement des plus complets pour tous les petits soins classiques. Sans oublier le cas des hospitalisations éventuelles (les pentes de ski font des victimes), pour ne pas devoir écarter la possibilité d'être bien soigné dans les Cantons de Genève ou de Vaud qui offrent les meilleures conditions de la Région.
Les 5 assurances en course étaient : Allianz (proposée par mon entreprise), MMA (suggérée par un collègue), Alptis (mutuelle trouvée sur Internet), MAAF-APRIL (également présente à Ferney) et le Crédit Mutuel; j'ai sélectionné ce dernier après comparaison minutieuse des formules et dans soucis de nouer un nouveau partenariat local mettant également dans la balance des évolutions de formules et de potentiels changements d'autres assurances (habitation, automobile). Plus de 120 euros par mois et le prix que j'ai choisi de mettre, sous le dilemme des choix entre le souhait de la santé et l'enventualité d'un malheur.
Arrêtons-nous là pour l'instant avant prochainement d'aborder d'autres changements, peut-être plus agréables...
Ciao
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lundi 30 novembre 2009
De Novembre à Décembre
Les jours, les semaines et les mois passent, et la législation française si étrange sous d'autres yeux, permet un changement en douceur... un peu comme la Suisse m'apparaît ce pays qui avance lentement mais inéluctablement !
Ces derniers jours on parle de la dernière votation citoyenne qui, contre toute attente, voit la Suisse voter contre de nouveaux minarets sur son sol. Si ce vote ne me dérange pas personnellement, il est certain que le signal qu'il donne n'est pas des plus "ouverts" (disons) vers les communautés musulmanes concernées.
Mes propres soucis sont bien loin de ça, un week-end après cette virée du jeudi et du vendredi sur les terres du Pays de Gex. Après 12 visites accompagnée de Sara, un tour assez détaillée dans beacoup des recoins de cette terre voltairienne, me voilà engagé dans 2 dossiers sélectionnés presque par dépit, l'un à Ferney, l'autre à Cessy. Et où est Divonne là dedans ? Je me le demande...
Bref, si la décision et l'engagement ne sont pas facile, ils ne sont pas plus pour ce satané logement qu'il va bien falloir dégoter.
Finalement, aujourd'hui correspondra surtout au fait de rendre public ce mini-blog d'expérience et du vision du changement. Et il en aura encore, des choses à dire...
Ciao
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Ces derniers jours on parle de la dernière votation citoyenne qui, contre toute attente, voit la Suisse voter contre de nouveaux minarets sur son sol. Si ce vote ne me dérange pas personnellement, il est certain que le signal qu'il donne n'est pas des plus "ouverts" (disons) vers les communautés musulmanes concernées.
Mes propres soucis sont bien loin de ça, un week-end après cette virée du jeudi et du vendredi sur les terres du Pays de Gex. Après 12 visites accompagnée de Sara, un tour assez détaillée dans beacoup des recoins de cette terre voltairienne, me voilà engagé dans 2 dossiers sélectionnés presque par dépit, l'un à Ferney, l'autre à Cessy. Et où est Divonne là dedans ? Je me le demande...
Bref, si la décision et l'engagement ne sont pas facile, ils ne sont pas plus pour ce satané logement qu'il va bien falloir dégoter.
Finalement, aujourd'hui correspondra surtout au fait de rendre public ce mini-blog d'expérience et du vision du changement. Et il en aura encore, des choses à dire...
Ciao
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dimanche 18 octobre 2009
Un week-end est passé...
... et épris de bonnes intentions, je pense avoir suffisamment réfléchi pour penser que la meilleure stratégie est de s'installer en tant que frontalier pendant la période d'essai et le temps de trouver les bons compromis, afin surtout de ne pas trop chambouler les choses.
Je lance ce soir l'idée auprès de mon chasseur de tête "préféré", qui depuis son propre week-end de Londres me répondra peut-être qu'il connait quelqu'un qui a fait ça. Il faudra ensuite faire les choses de façon appropriée avec Richemont et faire avancer les pions dans mon jeu, ou les activités dans mon planning.
Une semaine un peu plus active dans ce projet, a priori.
Ciao
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Je lance ce soir l'idée auprès de mon chasseur de tête "préféré", qui depuis son propre week-end de Londres me répondra peut-être qu'il connait quelqu'un qui a fait ça. Il faudra ensuite faire les choses de façon appropriée avec Richemont et faire avancer les pions dans mon jeu, ou les activités dans mon planning.
Une semaine un peu plus active dans ce projet, a priori.
Ciao
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