Passer de la France à la Suisse, changer de boulot et de région, trouver un logement puis de nouveaux collègues, se faire de nouveaux amis, s'adapter à un nouvel environnement, ... voilà que se trouve documenté autant que possible un véritable projet de changement à échelle humaine !
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mardi 20 avril 2010

Tenue correcte exigée‏

Quand on est employé dans un grand groupe de luxe, on peut s'attendre à cotoyer un certain niveau de gens, antant dans la qualité que dans la forme.
Un code vestimentaire relativement explicite existe bien chez Richemont, mais il est appliqué avec un peu plus de liberté sur le site excentré de Versoix, où je travaille.

Voilà donc ce que j'ai trouvé sur l'Intranet ce matin :
"Tenue vestimentaire
Une tenue soignée est requise sur le lieu de travail.
Les tongs, jeans, t-shirts courts et tenues décontractées doivent être réservés au week-end.
Piercing et autres tatouages doivent également rester discrets."
Bref, à Versoix, les cravattes sont rares, d'autant que dans le monde anglo-saxon, elles sont déjà moins répandus que chez les cadres français. Les jeans sont plutôt fréquents à Versoix, surtout en fin de semaine, où le casual dressing se généralise pas mal.

J'ai noté qu'en Suisse, ou en tout cas dans le canton de Genève, la législation anti-tabac n'est apparemment pas aussi coercitive qu'en France ou dans d'autres nations européennes. Toutefois, concrètement, c'est la même chose; à Versoix, les fumeurs vont sur le parvis !
"Tabac
Les non-fumeurs ne sauraient être incommodés par la fumée de tabac.
Il est en particulier interdit de fumer dans les zones communes soit les couloirs, le patio et les points café/copie.
Dans les bureaux partagés, le respect du non fumeur est prédominant.
Au restaurant le Chalet, la salle Davos est réservée pour les fumeurs."
Voilà donc un peu plus du monde que j'ai rejoins depuis 15 semaines maintenant.

Ciao
+

dimanche 11 avril 2010

Servette FC

Continuons dans la vague sportive avec une sortie au stade, cette fois à moins de 15 km de Ferney.

Le grand club de football de la ville de Genève est le légendaire Servette.
Si je dis "légendaire" c'est parce que ces dernières années n'ont pas toujours été faciles pour le club de la cité internationale. Cette année encore, le 2e club le plus titré de Suisse évolue en Challenge League, la 2e division helvétique. Cela dit, le club porte la couleur grenat (ce qui ne manque pas de rappeler le FC Metz) et évolue dans un stade assez moderne qui n'a même pas 10 ans.

Cet après-midi, 5093 spectateurs étaient au stade de Genève.

Dans la 2e partie du classement, le club de l'homme d'affaire iranien, Majid Pishyar, évolue avec des moyens encore modestes, mais les connaisseurs n'oublient pas qu'il y a encore quelques années des joueurs comme Karl-Heinz Rummenigge, Sonny Anderson ou Alexander Frei ont porté ses couleurs.

Je suis donc allé au stade entre Lancy et Carouge ce dimanche pour voir évoluer l'équipe actuelle qui recevait le FC Lugano en lutte pour la montée directe en Super League suisse. Et je n'ai pas été déçu.
Certes, le stade de plus de 30000 places n'est ouvert que sur une moitié diagonale, mais l'ambiance est agréable en raison du soleil, et d'un supporter club digne d'un bonne équipe de L2 française, de surcroît motivé par un fair-play qui ne m'a pas laissé indifférent. Franchement, ça fait du bien d'encourager les 2 équipes, même si on supporte à fond son équipe et qu'on souhaite qu'elle gagne. Je me suis tout de suite dit que j'avais bien fait de rejoindre la tribune Nord des supporters (ticket à 12 Frs).

D'un rythme légèrement inférieur à la L1, j'ai quand même assisté à un match agréable, où l'équipe genevoise, assez solide depuis la nouvelle année, a tout à fait rivalisé avec le candidat au titre. Mieux encore, elle méritait tout à fait d'ouvrir la marque lors du 1er but d'Eudis, et de remporter ce match par 2-0 (Kusunga) devant un public conquis. Belle victoire pour le Servette FC qui n'a plus rien à espérer cette saison, si ce n'est, je l'espére, de préparer une potentielle montée l'an prochain.

En bonus de fin de match, les supporters enchantés ont acclamé les joueurs faisant une haie d'honneur.
Je n'ai pas manqué l'occasion d'acheter une écharpe du Servette FC pour ma petite collection, qui se complète d'ailleurs également d'une autre pour l'OL suite à ma visite d'il y a deux semaines. Un autre manière de m'assimiler à ma nouvelle région.

Allez Servette !

Ciao
+

lundi 5 avril 2010

Les Alpes suisses

A l'occasion d'un très court séjour à Pâques, j'ai essayé d'en savoir plus sur la Suisse, les limites entre la Romandie et la part allémanique, et les gens qui sont là.

En 2 jours, j'ai fait un petit tour de quelques villes que je voulais voir, avec Vevey, Montreux, Gstaad-Saanen et Château d'Oex (prononcé [dè]), Berne, Thoune (Thun) et Yverdon-lès-Bains. Un beau petit tour de plusieurs centaines de kilomètres à travers des paysages assez différents, mais toujours autour des Alpes, et de cette frontière entre le pays qui parle français et celui qui parle des dialectiques germaniques.

Un tour de 2 jours pour découvrir un peu du reste de l'Ouest de la Suisse

En restant une nuit à Gstaad, en fait à côté à Saanen, je voulais souffler un peu après 3 mois de travail intense, découvrir cette ville médiatisée (Johnny, affaire Polanski) presque décriée, et synonyme de luxe, mais aussi pour me confronter à la Suisse allémanique. Gstaad fait partie du canton de Berne (sans E en allemand), et est aussi une station huppée. Elle, et les 2 ou 3 villages précédents, ouvrent la zone allémanique en venant du Sud.

La maison Cartier à Gstaad, Pâques 04-04-2010

Les hauteurs de Saanen (Gessenay) sous la neige, le matin du lundi de Pâques

A plusieurs reprises, je retrouvais des traces de cette langue française qui recule dans le canton de Berne qui n'est quasiment plus qu'allémanique. A l'hôtel par exemple, mon "bonjour" et mes premiers mots français n'ont rien fait, j'ai du parler allemand. Mais à Gstaad, une serveuse a parlé français avec moi, il faut dire que j'ai forcé la main, puisque je l'ai entendu parlé avec sa collègue et en cuisine dans la langue de Molière. A Berne, pareil qu'à l'hôtel, Goethe s'est imposé à l'auteur du malade imaginaire. Et là encore, je surprenais des "merci" (traditionnel en fait) ça et là... comme quoi, les langues sont un sujet complexe dans ce pays.

La montagne attire le respect. Ses cimes enneigées, ses flancs de nouveaux blancs, les matins de printemps ensoleillés amènent un certain en-train dans les Alpes des cantons de Vaud et de Berne.

Berne justement, en ce lundi de Pâques, est une capitale fédérale qui se réveille tard, malgré les rayons de soleil qui pointent après des jours assez couverts. La ville est très piétonne en son centre, et je dois dire que cela rend agréable cette visite d'une zone piétonne immense, dont ce quartier central m'a fait penser à un mélange de La Valette (à Malte, par ses hauteurs, ses monuments) et de style germanique edulcoré (peut-être un peu dans le style de Luxembourg-ville) et sous influence alpine.

Vue sur le Palais Fédéral (Bundeshaus) à Berne qui abrite le Conseil Fédéral de la Suisse

Mes visites relativement rapides de Vevey, Montreux, Thun et Yverdon feront peut-être l'objet de reprises ultérieures.

Un bien beau pays que cette Suisse paisible, et définitivement à l'écart du tumulte médiatico-polémiste de ce début de siècle; un pays probablement moins superficiel que d'autres et qui, je crois, à raison de protéger ses traditions. En tout cas, cela en fait sa particularité.

Ciao
+

vendredi 2 avril 2010

Sacro-sainte semaine

Le Vendredi-Saint est férié dans le canton de Genève.
Il suit pourtant une semaine intense de travail dans un contexte pas facile sur certains aspects. Les 45 heures pseudo-légales ont été atteintes en 4 jours.

Prendre l'air s'avère parfois nécessaire pour décompresser d'activités assez techniques, qui s'enchaînent rapidement, qui demandent aussi une concentration importante et une organisation notoire. L'autre soir, en sortant du bureau, profitant de la toute fraîche heure d'été et de la clarté bleutée qui règnait autour du Lac, je me suis arrêté sur les quais de Versoix pour faire une balade et quelques photos à apprécier :





C'était Versoix, le Lac Léman, et un peu du décor environnant dont les montagnes, un soir de début de printemps, comme une rapide thérapie pour reprendre de l'air.

Ciao
+

jeudi 25 mars 2010

Confoederatio Helvetica

ou La Suisse (3).

Pour beaucoup de francophones, cette nation suisse reste un peu une enigme. Et je dois admettre qu'il y a encore beaucoup de choses qui m'échappent dans ce pays dans lequel je vais tous les jours - ou presque.
Consolidons toutefois notre base de connaissances avec quelques affirmations communément admises, et inspirées de Wikipédia :

- La Suisse est appelée "Confédération suisse" depuis 1803.

- Elle est divisée en trois grandes zones géographiques. Du nord au sud, ainsi que par superficie croissante, on trouve : le Jura, le plateau suisse et les Alpes suisses. Le plateau constitue par sa densité de population la zone la plus importante en matière démographique et économique.

- Parmi les grandes villes :
. Zurich, incontestatblement ville la plus peuplée de Suisse avec 382 000 (2009) habitants, se trouve au nord-est du pays.
. Genève, considérée souvent comme deuxième ville du pays avec 180 000 (2009) habitants, se trouve à l'extrême (sud-)ouest du pays à la pointe du lac Léman. L'agglomération se développe également de l'autre côté de la frontière, en France. Genève est le siège de nombreuses organisations internationales, de banques privées et d'entreprises horlogères.
. Bâle, troisième ville avec 165 000 (2009) habitants, se trouve au nord-ouest du pays. L'agglomération se développe également de l'autre côté de la frontière, en France et en Allemagne. La ville est traversée par le Rhin et dispose de l'unique port fluvial du pays.

Malgré ces chiffres, je commenterais que le pole industriel que l'on peut voir à Bâle est très impressionant en comparaison à la configuration de l'agglomération de Genève. J'ai également été bien impressionné par Lausanne. Je ne connais pas encore ni Berne, la capitale, ni Zürich.

- Un président de la Confédération est élu pour une année parmi les conseillers fédéraux par l'Assemblée fédérale. Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l’on peut qualifier de "semi-directe".

Un Art Flag de ma composition simplement nommé "vers la Suisse"


En espérant que ça aidera les visiteurs de passage, comme ceux qui s'intéresse à la "chose" voire les quelques amis qui suivent ce projet...

Ciao
+

vendredi 19 mars 2010

La cigale et la fourmi

Un extrait de blague qui n'en fini pas de circuler et quelques commentaires personnels ensuite...

"LA CIGALE ET LA FOURMI

VERSION SUISSE

La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule


Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue
Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri, et meurt de froid.


FIN

VERSION FRANCAISE

La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.


La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande
pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les
autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.
La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale
grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au
chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.
Les français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir
Cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.


Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la
fourmi.
Les journalistes organisent des interviews, demandant pourquoi la fourmi est
devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour
augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie 'sa juste part'.
La CGT, FO, le Parti Socialiste, Le Parti Communiste, la Ligue Communiste Révolutionnaire
organisent seat-ins et manifestations devant la maison de la fourmi.
Les fonctionnaires décident de faire une grève de solidarité de 59 minutes
Par jour pour une durée illimitée.


Un philosophe à la mode écrit un livre démontrant les liens de la fourmi
Avec les tortionnaires d’Auschwitz.


En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité
Économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.
Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende
Pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.
La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas
assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.


La fourmi quitte la France pour s'installer en Suisse où elle contribue à la
richesse économique.

Etc."

Il est vrai que la Suisse ne trimballe pas un déficit énorme, que les suisses semblent être particulièrement vigilants à la bonne utilisation des fonds publics et privés, à des évolutions lentes mais sûres, et il m'apparaît que la valeur des choses n'est pas toujours la même des 2 côtés de Jura.
Mais il y a aussi du gâchis chez les amis helvêtes, notamment dans le genevois oú j'entends quelques échecs dans les transports publics, par exemple, et quelques conflits sur des "avancées sociales"... Mais après tout, c'est le jeu de la démocratie, et la part de "risques" qui va avec !
Toutefois, les discussions ne sont à mon avis pas autant infestées de politique politicienne comme en France, oú les dogmes et les postures continuent démagogiquement à entraîner des va-et-vients inutiles et très inefficaces !

Ciao
+

dimanche 14 mars 2010

Radios et Télévisions Suisses

Continuons dans la culture frontalière franco-suisse de la région, dans l'esprit d'un ancien double-article d'un blogueur d'antan...

Dans le Pays de Gex bardé de montagnes, on ne capte pas les grandes radios nationales françaises (RTL, Europe 1, RMC, etc.) en dehors de France Inter et France Info sur la bande FM. En guise d'intégration et d'intérêt culturel, je me suis quasi-immédiatement mis à écouter RSR-1ère, soit la Radio Suisse Romande dans ma voiture. Mon radio-réveil en revanche est calé sur WRS, World Radio Switzerland, une espèce de déclinaison de la BBC pour les anglophones exilés par ici (et ils sont nombreux).

Tous les matins et tous les soirs ou presque, c'est donc la radio suisse romande que j'écoute et qui m'a permis de familiariser avec l'accent, les intérêts et les moeurs des francophones de la Suisse. Je me suis aussi rendu compte de l'influence notoire de la France (sa télévision, ses pratiques politiques, etc.) sur cette communauté, mais aussi de ses dérives et de la perception qu'on en a vue avec un peu de recul. Ca a souvent conforté mes points de vue critiques...
Mais l'intérêt majeur consiste quand même à petit à petit construire le puzzle de la fresque de l'environnement dans lequel je suis arrivé il y a 10 semaines maintenant.

En complément, et grâce à la "fracture Internet" que j'ai subie entre janvier et février, j'ai beaucoup regarder la TNT Suisse, 4 chaînes choisies méthodiquement dans toute la Suisse et au-delà des zones frontalières: Il faut noter que dans le Pys de Gex, il n'y a pas encore de chaînes numériques terrestres françaises...
Ces 4 chaînes suisses sont TSR1, TSR2, SF1 (suisse allémanique) et TSI1 (suisse italienne). J'ai d'ailleurs prêté une attention particulières aux 2 dernières, pour comprendre leur points de vue, et m'adapter à la langue. Il est d'ailleurs intéressant de noter que les suisses allemands se font un malin plaisir à ne pas parler le "Hochdeutsch", mais selon leur origine d'adapter les textes allemands en dialecte "Schwitzerdütsch". C'est assez étonnant quand un animateur lit un texte en allemand...


Bref, je recommande ce type d'approche pour s'intéresser au pays qui nous entourent, et encore plus pour ceux qui nous nourrissent ou nous hébergent.

Ciao
+

lundi 8 mars 2010

Temps de travail à Genève

Prolongeons donc la série dans le domaine du travail et de la vie de frontalier...

On me pose beaucoup la question de mon temps de travail ou encore si je pointe dans mon nouvel emploi suisse. Non, je ne pointe pas, et mon temps de travail est relativement... souple. Je n'ai as forcément eu l'impression qu'il y avait de limites basses ni hautes, mais je ne sais peut-être pas tout.

Il convient alors d'essayer de comprendre quel cadre général il existe en Suisse et particulièrement dans le canton de Genève : que disent les textes ?

La durée légale du temps de travail en Suisse est de :
- 45 heures pour les techniciens et les "cols blancs"
- 50 heures pour les autres employés (par ex. Industrie du bâtiment et agriculture)


L'âge de la retraite est de 65 ans.

J'imagine déjà le lecteur français moyen  tréssaillir devant ces quelques phrases contenant des propositions d'un autre temps au pays des 35 heures, des RTT, de la "justice sociale" et de l'immuable barrière de retraite de 60 ans.
Et ce n'est pas fini :

La durée minimale de vacance fixée par la loi est de :
- cinq semaines pour les travailleurs et les apprentis jusqu’à l’âge de 20 ans révolus ;
- quatre semaines pour les travailleurs et les apprentis âgés de plus de 20 ans révolus.

Quelques dossiers plus complets (dont celui-ci) sont disponibles autour de cette question sur le web.

Cela étant dit, pour mon cas personnel, je fais assez librement entre 40 et 50 heures par semaine en fonction des semaines. Le travail est à la fois technique, organisationnel et international et nécessite de bien comprendre un certain nombre de concepts - ce qui en fait une espèce de fonction d'expertise.
Je dispose de 5 semaines de congés payés (un choix avantageux de l'entreprise), comme en France, avec une petite dizaine de jours fériés (contre une quinzaine en France). L'entreprise "offre" toutefois en plus quelques jours dans l'année autour de Noël et pour constituer un ou 2 ponts.

En somme, en Suisse, on travaille plus... et on gagne plus. Comme dans quelques-unes des petites nations qui entourent les plus grandes en Europe, le droit du travail est moins favorable aux employés, mais le niveau de vie y est également différent.
Je ne suis pas encore en position de faire de cette situation une analyse plus détaillée comme faite dans le passé sur le système français (ici), mais il y a donc des faits indéniables : l'économie suisse se porte relativement mieux que celles de ces voisines, qui envoient leur personnel par dizaines de milliers tous les jours rapporter de quoi subvenir et bien vivre dans leur pays d'origine.

Ciao
+

dimanche 7 mars 2010

Prévoyance, 3 piliers suisses

Petit éclairage de mon point de vue sur les 3 piliers dont on parle en Suisse...

Dans cet article de janvier, j'avais évoqué le choix d'une assurance maladie privée française pour compenser l'éviction des frontaliers suisses du système de santé français (hors possibilité de CMU); voyons aujourd'hui le cas des caisses de prévoyance et comment cela s'applique.

Par les charges versées à partir du salaire brut, pour un frontalier suisse la prévoyance est prise en charge par le système helvétique. On parle ainsi d'un "système des trois piliers", sur lequel repose la prévoyance vieillesse, survivants et invalidité en Suisse. En gros, il s'appuie sur 3 principes :
- l'assurance vieillesse (appelée AVS), qui permet de couvrir les besoins vitaux après la retraite ainsi que l'invalidité
- la prévoyance professionnelle qui permet un complément aux assurés après la retraite
- La prévoyance individuelle, basée sur l'épargne volontaire effectuée à titre privé, pour les besoins complémentaires.

A titre personnel, et conformément à mon contrat de travail dans le canton de Genève, 5,05% de mon salaire brut est prelevé au titre de l'AVS. Le fonds de pension de ma société prévoit en sus, qu'environ 7 à 11 % du salaire brut soit prélevé pour la prévovance professionnelle. La somme épargnée n'est disponible qu'à 65 ans, sauf si on quitte la Suisse.

Les banques suisses proposent quant à elles différentes formules pour épargner en vue du 3e pilier, afin deonc de bénéficier d'une épargne complémentaire pour assurer loisir et grosses dépenses une fois la retraite arrivée. Ici, rien d'obligatoire; mais comme partout en Europe occidentale on est incité.
Toutefois en Suisse le système ne donne pas trop d'illusions... et pourtant, on en débat régulièrement y compris dans des votations très récentes !

Ciao
+

samedi 6 mars 2010

Salon auto Genève 2010

Un loisir que je me permets une fois tous les 2 ans, cette fois à Genève.


Genève est une capitale internationale, et dispose à ce titre d'un salon de l'automobile annuel de renom, oú les grandes marques allemandes, italiennes, françaises, anglaises, japonaises et du reste du monde se confrontent en terrain neutre. Ce samedi j'ai profité de mon invitation offerte par ma banque pour retourner dans un salon auto depuis celui de Paris 2008.

L'ère industrielle automobile est un pleine métamorphose, et ce rendez-vous international des plus grandes marques le montre bien. Le slogan "roulez vert" partage désormais la tendance avec des évolutions techniaues concrètes vers l'hybride thermique-électrique ou même le tout électrique. Des marques comme Smart se distinguent avec des stands dont c'est le thèmes principal, mais les grosses berlines (allemandes en particulier) ne sont pas en reste.


5 - la base de la future 508 de Peugeot qui fait parler d'elle...

Si j'étais plutôt étonné par l'absence de visibilité des marques chinoises, j'ai été très impressionné par le stand du Groupe VW qui archi-domine l'étage supérieur des 3 halls, alors que les 2 groupes français sont bien affichés dans l'étage inférieur. Audi notamment souffre d'un succès incroyable auprès du public présent à Genève. Dans les 10 ernières années, les 4 anneaux ont décidément bien progressé.

Sans surprise, le stand Ferrari est pratiquement inaccessible, je n'ai personnellement pasd trop cherché à voir les voitures et ai préféré admirer les belles Maserati (j'adore la GranTurismo; une GranCabrio en photo) du stand d'en face. J'ai bien aimé aussi la Nissan GTR, fait un petit pélerinage auprès de la Citroën de Sébastien Loeb, et ai encore été épaté par des Porsche hybrides et sportives que certains préparateurs mettent en avant.


Nissan GT R - c'est de la bombe !

Les autres vedettes du salon que j'ai vues : la Porsche Panamera (que je trouve remarquable), la Peugeot RCZ (plusieurs modèles accessibles sur le stand, voir aussi la photo ci-contre), la Citroën DS3 (vraiment un stand Citroën bien conçu), la slogan-technologie Blue Efficient de chez Mercedes...


Quelques photos complémentaires ci-dessous pour illustrer ces 3 heures passés à PalExpo à 25 minutes à pied de chez moi !


Aston Martin allie toujours superbe et sportivité


Porsche Panamera, une quatre porte excellement réussie. 


Citroën, une marque qui me semble avoir trouvé son créneau


Mercedes aussi met en avant ses technologies électriques

L'immense halle et sa foule en ce samedi matin

Ciao
+

PS : Venez pronostiquer et suivre la saison de F1 sur http://pronosf1.blogspot.com/

mardi 2 mars 2010

Working in Versoix

Je recopie ci-dessous des infos trouvées sur l'Intranet de mon employeur...

"Versoix is a municipality in the Canton of Geneva, Switzerland, which sits on the right bank of Lake Geneva. It is the last town of the Canton of Geneva on the road northeast towards Lausanne, before the Canton of Vaud starts.


The distance from the centre of Geneva is about 10 km, and it takes around 15 minutes by train or car to get into downtown.
It is the hub for many humanitarian organizations and other organizations within the environmental, science and technology fields. The University of Geneva has part of its campus, in particular the department of astronomy and its observatory, in Versoix, while the International Committee of the Red Cross maintains a training center there."

En plus, je dirais simplement que Versoix est une petite ville de bord de Lac, qui est plus importante que ce qu'elle ne paraît a priori, qu'elle se situe à 6 km environ de la frontière française, qu'il y a 12000 habitants environ, et encore un port de plaisance tout à fait sympathique. Son site Internet : http://www.versoix.ch/.
Versoix est aussi le nom de la rivière aui s'écoule pas loin de mon lieu de travail, puisque c'est là que je me rends tous les jours depuis 2 mois.

Ciao
+

PS : Le 20 mars prochain aura lieu le 6e festival du chocolat à Versoix...

dimanche 20 décembre 2009

La Suisse (2)

2ème épisode sur ce pays dans lequel je vais aller travailler.

Pour paraphraser Wikipédia :
La Confédération suisse est un pays d’Europe, mais pas de l’Union Européenne, de 7,8 millions d'habitants et entouré par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche et le Liechtenstein. Elle a quatre langues nationales : l'allemand, le français, l'italien et le romanche. Elle est constituée de la fédération des 26 cantons (et demi-cantons) suisses. Le pays a une longue tradition de neutralité et abrite de nombreuses organisations internationales.

Ce qui est épatant en Suisse, c'est notamment cette différence qui est cultivée au gré de l'actualité dans laquelle elle donne une image traditionnaliste, conservatrice voire fermée, alors que sur place et que politiquement ce pays est si ouvert au monde (La population étrangère représente 21,9 % de la population de la Suisse). C'est peut-être un peu l'effet des montagnes, certainement celui de l'histoire, et la conséquence de ces voisins parfois puissants et qui ne se sont pas toujours maîtrisés.

Bien entendu, il y a la beauté du pays. Mais au-delà de ce privilège je suis curieux du courage de ces bâtisseurs qui ont réalisé des exploits de routes, d'auto-routes et de chemins de fer, de ces alpinistes et skieurs téméraires, peut-être inspirés par le dur labeur des élevages de montagne.

Ciao
+

vendredi 11 décembre 2009

La Suisse (1)

Même si je ne me destine pas tout de suite à habiter la Suisse, je vais devoir apprendre à connaître un peu mieux de mon environnement de travail, de mes nouveaux collègues, et de ce pays qui n'arrête décidément pas de faire parler de lui (de l'affaire Polanski à la votation des minarets en passant par l'évasion fiscale), comme un appel récurrent avant que j'arrive...

Depuis que j'y suis allé quelques fois, je souhaite d'abord apprendre la liste des 26 cantons et langue qu'on y parle, pour savoir à qui j'aurai à faire. Résumons la situation :

GE Genève, Genève, français
VD Vaud, Lausanne, français
NE Neuchâtel, Lausanne, français
FR Fribourg (Freiburg), Fribourg, français-allemand
VS Valais (Wallis), Sion, français-allemand
JU Jura, Delémont, français
BE Berne (Bern), Berne, allemand-français
SO Soleure (Solothurn), Soleure, allemand
BL Bâle-Campagne (Basel-Landshaft), Liesthal, allemand
BS Bâle-Ville (Basel-Stadt), Bâle, allemand
AG Argovie (Aargau), Aarau, allemand
LU Lucerne (Luzern), Lucerne, allemand
OW Obwald (Obwalden), Sarnen, allemand
NW Nidwald (Nidwalden), Stans, allemand
UR Uri, Altdorf, allemand
SH Schaffhouse (Schaffhausen), Schaffhouse, allemand
ZH Zurich (Zürich), Zurich, allemand
ZG Zoug (Zug), Zoug, allemand
SZ Schwytz (Schwyz), Schwytz, allemand
GL Glaris (Glarus), Glaris, allemand
TG Thurgovie (Thurgau), Frauenfeld, allemand
SG Saint-Gall (Sankt Gallen), Saint-Gall, allemand
AR Appenzell Rhodes-Extérieures (Appenzell Ausserrhoden), Herisau, allemand
AI Appenzell Rhodes-Intérieures (Appenzell Innerrhoden), Appenzell, allemand
TI Tessin (Ticino), Bellinzone, italien
GR Grisons (Graubünden, Grischun, Grigioni), Coire, allemand-romanche-italien

C'est dans le canton de Genève que je travaillerai.
La suite au prochain épisode.

Ciao
+

lundi 12 octobre 2009

Douter comme un lundi

Courrir - ça fait plus de 11 ans que je courre au quotidien dans mes différents boulots, du lundi au vendredi. Et parfois, souvent même, je courre le week-end, mais cette fois avec mes baskets et mon t-shirts et mon k-way. Ce dimanche, c'était le retour à Chelles, pour le trail de nuit - 12 km dans les sentiers forestiers et aux abords des villages entourant Pierrefonds.

Ah que c'était agréable d'accompagner mes amis, de courrir le soir de façon détendue, de battre un temps (1h11'08) à peine mais en toute bonne humeur, d'améliorer son classement (125e) par rapport à l'an passé.
Les résultats complets montrent que mon irrégularité du début de course a été partiellement compensée par 3 derniers km assez rapides, et qui m'ont permis de remonter plusieurs concurrents masculins comme féminins.

Mais ce lundi est d'abord concentré à se remettre en ordre de bataille...

Pourquoi Richemont en Suisse ?
Parce que l'âge d'or de l'automobile en Occident est derrière nous. Et puis une entreprise qui construit des équipements à base de pétrole pour du carburant à base de pétrole deviendra non seulement absurde à long terme et en plus politiquement incorrecte (bien que la fiormule en soi ne me plaise pas, et que la santé de l'entreprise soit aujourd'hui intègre).
Mais aussi, parce que l'exode socio-culturel de la France, parce que nouveau business nouveau challenge, parce que Lac Léman, parce que... parce que... parce que !

"Bienvenue en Suisse" ?
Pas si sûr. Voilà ce que titrent certains titres Internet du moment sur l'actualité genevoise du week-end :
«Raz-de-marée des anti-frontaliers», «Stauffer secoue Genève», «Flambée populiste, naufrage de la gauche radicale». Les titres de la presse romande ont des allures de catastrophe naturelle pour évoquer la poussée du Mouvement citoyens genevois (MCG) aux législatives genevoises de dimanche.
(source : http://www.swissinfo.ch/)



Et si je n'étais pas si bienvenu que ça avec mes exigences, mes doutes, et ma concarde ?

Ciao
+